07/06/2018

V.I.E : l'international comme alternative aux marchés matures

Présent dans 90 pays au travers de 40 filiales et d’un réseau de distributeurs, Bioderma connaît parfaitement les enjeux de l’internationalisation pour en avoir fait le socle de sa croissance.

Amorcé il y a près de 20 ans, ce développement mondial s’est appuyé sur le volontariat international comme méthode de recrutement.

Pour Lucie Guionie, Marketing manager pour la filiale belge, ce choix d’exporter s’explique parfaitement : « En Europe, le marché des soins dermatologiques est mature. La stratégie de Bioderma est d’attaquer des marchés neufs pour devenir une marque pionnière dans des zones telles que l’Europe de l’Est, ou encore l’Amérique du Sud, l’Asie et les États-Unis. » Cette position favorable à l’international s’est aussi construite grâce au recours à des volontaires internationaux. « Qu’ils soient pharmaciens ou issus d’une filière courte, les V.I.E représentent un risque financier moins élevé pour un potentiel équivalent. Dotés d’un haut degré de maturité et de motivation, les volontaires se voient comme des acteurs de l’entreprise. Comme nous, ils espèrent que leur mission se transforme en contrat. En favorisant la détection de talents, le volontariat est devenu un levier clé de notre recrutement. »

« Nos missions de 2 ans (après renouvellement) nous permettent de construire une relation de longue durée. Les V.I.E sont formés et intègrent des méthodes de travail. Même si les responsabilités sont rapidement importantes. Parfois nos volontaires sont engagés à des postes stratégiques à l’issue même de leur mission ! » À n’en pas douter, le V.I.E constitue un tremplin.

« J’ai davantage apris ici qu'en réalisant une 3ème année d'étude. » Axelle Fitamant, Graphic designer pour Bioderma dont la croissance est 2 fois plus élevée à l’international qu’en France. 

"À l’obtention de mon BTS Design graphique, je n’avais qu’un projet: travailler à l’étranger ! Sans la formule V.I.E, cela aurait été impossible. Pour Bioderma, je suis en charge de la création de multiples supports visuels (brochures, PLV, meubles de pharmacies, vitrauphanies pour les vitrines, animations vidéo…). Et j’ai davantage appris ici qu’en réalisant une 3e année d’étude. Le statut de volontaire est aussi plus sécurisant que celui de graphiste freelance – option choisie par beaucoup d’autres de ma promotion. J’ai par ailleurs acquis une nouvelle vision du métier. Désormais rigoureux et organisé, mon travail créatif prend en compte les impératifs de l’entreprise tant en termes de délais que d’enjeux. Faisant partie d’une équipe marketing, je me dois de répondre à des demandes très variées. Aussi, j’acquiers en continu de nouvelles compétences, notamment en photographie et en créations pour les réseaux sociaux. Grâce au volontariat, je possède aujourd’hui des compétences fortes et un solide avantage sur le marché du travail."