19/11/2018

L’Afrique, c’est un humain sur quatre à l’horizon 2050

Directeur pays pour l’Afrique du sud et l’ensemble de l’Afrique sub-Saharienne, Axel Baroux estime, plus que jamais, qu’il convient de miser gros sur “le continent de demain”. Il détaille, pour les lecteurs du blog V.I.E, l’essentiel des moyens développés par Business France à cet effet.

  • Comment se structure la direction pays Afrique du sud et sub-Saharienne ? Quelles sont les principales missions qui lui échoient ?

A l’instar de toutes les directions pays, nous portons l’ensemble des métiers de l’agence. Je citerai la promotion de l’image de la France hors de ses frontières, la recherche d’investisseurs étrangers afin de les amener sur le territoire national et bien sûr l'accompagnement de nos entreprises à l’export, en premier lieu les PME et ETI, dans une optique de “courants d’affaires” pour, in fine, signer des contrats ainsi, bien sûr, que des V.I.E. Ici, la direction pays Afrique du sud et Afrique sub-Saharienne englobe un territoire fort étendu. Je m’appuie donc notamment sur Xavier Chatte-Ruols, Responsable Afrique de l'Ouest au Kenya, et Gérald Petit, responsable Afrique de l'Ouest en Côte d’Ivoire. Outre le marché national, Johannesburg joue un rôle actif sur les “marchés suivis” voisins, via un certain nombre de partenariats, au Mozambique, en Zambie, à Madagascar et à l’Ile Maurice.

  • L’Afrique, “continent de demain”, requiert-elle, à vos yeux, toujours plus d’efforts soutenus et de moyens conséquents, mis en place par Business-France, afin d’accompagner son développement ?

Sans aucun doute. L’Afrique, c’est un humain sur quatre à l’horizon 2050. Le plus fort taux de croissance économique – avec l’Asie - enregistré dans le monde depuis une décennie. Des pays jeunes, dynamiques et en voie de transformation accélérée ce qui, logiquement, génère de nouveaux besoins, en matière de consommation notamment. Enfin, émerge en Afrique une classe moyenne, dotée d’un réel pouvoir d’achat, que l’on évalue, d’ores et déjà, à 12 millions d’individus pour la seule Afrique du Sud. A l’aune de ces chiffres, on comprend mieux pourquoi Business France souhaite, en effet, développer sur ce continent de nouveaux moyens pour l’accompagnement de nos entreprises. Mais nous ne sommes directement présents que sur 8 pays en Afrique Subsaharienne ; afin de démultiplier notre présence, nous avons donc mis en place des relais qui permettent de suivre plusieurs marchés dans lesquels nous ne sommes pas directement présents. Pour l'Afrique australe par exemple, nous nous appuyons sur des partenaires privés comme les CCI Françaises au Mozambique et à Madagascar pour ces deux pays, ou sur des consultants en Zambie ou à l'Ile Maurice. Bref : un réseau, précieux.

  • Comment l’outil V.I.E se développe-t-il au sein de ce dispositif ?

Nous comptons à cette heure 70 V.I.E en Afrique du sud. C’est beaucoup et peu à la fois. Mais je crois que le développement, très rapide, de ce marché va générer de nouveaux besoins et ce, dans les tout prochains mois. Le V.I.E constitue un excellent outil social de long terme qui fonctionne d’autant mieux s’il se conçoit en équipes. L’échange de bonnes pratiques, d’adresses et de partenaires y sont monnaie courante et donnent d’excellents résultats. L’esprit de conquête, la solidarité, l’abnégation et d’autres valeurs, proches de celles du sport notamment, font le reste. Je dirai qu’ici, le V.I.E s’impose comme un dispositif quatre fois gagnant. Pour la France, car nous formons les dirigeants d’entreprises de demain. Pour celles-ci, bien sûr, qui peuvent y recruter des jeunes formés, efficaces et motivés : le tout à un coût raisonnable. Pour les jeunes eux-mêmes qui acquièrent vite, grâce au dispositif, un haut niveau de compétence et de valeur ajoutée. Pour l’Afrique du sud, enfin, qui bénéficie d’un outil performant irriguant, via un partage des expériences de ses salariés, nationaux et étrangers, l’ensemble de son économie.