19/11/2018

Un outil adapté au développement rapide du Kenya

Xavier Chatte-Ruols, directeur Business France pour le Kenya et l’Afrique de l’Est, connaît parfaitement ce marché. Dans une économie continentale en pleine expansion, le rôle majeur du pays explique, selon lui, son pouvoir d’attractivité auprès des investisseurs... ainsi que leur engouement pour le V.I.E.

  • Comment s’organise le bureau Kenya et Afrique de l’Est ? Quelles sont ses principales missions ? Quelles sont les caractéristiques du marché sur lequel vous intervenez ?

Nous accompagnons les entreprises françaises qui souhaitent prospecter l'Afrique de l'Est, en leur conseillant sur une stratégie de pénétration de marché, et en les mettant en relation avec des partenaires d'affaires ou clients finaux.  Notre zone d’activité comprend, le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, mais aussi l'Ethiopie et Djibouti. Quant aux V.I.E, nous leur apportons un suivi et leur prodiguons conseils et soutien, le cas échéant, dans un certain nombre de domaines de la vie quotidienne et ce, tout au long de leur mission. Le Kenya, marché anglophone - la 5ème économie d'Afrique subsaharienne - attire beaucoup de nos investisseurs. On observe, sur les dernières années, une augmentation des implantations françaises mais aussi du nombre d'exportateurs. Près . Près de 800 exportateurs français y développent des courants d’affaires, dont une part importante de PME et d’ETI. Il ne s’agit donc pas d’un marché uniquement dédié aux grands groupes. Même si ces derniers y sont, eux aussi, fort actifs. Pour preuve : le nombre de leurs filiales a été multiplié par trois depuis 2012. Ce chiffre témoigne de l’attractivité du pays considéré, plus que jamais, comme le “hub”commercial de la région.

  • Qu’en est-il des V.I.E ? On imagine que leur nombre a cru sensiblement lui aussi ?

Tout à fait. Celui-ci affiche une courbe symétrique à cette hausse de nos filliales puisqu’il a été multiplié par quatre en dix ans. Fort logiquement, le nombre d’entreprises utilisatrices du dispositif a connu, dans le même temps, un accroissement similaire. La majorité sont des PME ou des “start up” implantées au Kenya. L’Afrique, continent de demain, offre une multitude d’opportunités à nos V.I.E afin d’y acquérir expérience et savoir-faire tout en y étoffant leurs CV.

  • Diriez-vous que l’outil V.I.E est adapté à l’Afrique, en général, ainsi qu’au Kenya en particulier ?

Sans aucun doute. Notre outil s’adapte en effet à un marché, tant régional que continental, dont le développement apparaît toujours plus rapide. Le Kenya peut être considéré comme un acteur majeur de cet essor économique. Son tissu industriel croît de façon identique, mais on y déplore encore, un déficit de compétences. Le V.I.E, à cet égard, apporte des réponses concrètes, immédiates, souples et raisonnables en termes de coûts. A charge pour nous de bien former nos jeunes, grâce à l’expérience de terrain de nos équipes, de les familiariser avec la culture d’entreprise locale, puis de les accompagner jusqu’au terme de leur mission. Il faut d’ailleurs noter que certains ont choisi de rester au Kenya. Soit parce qu’ils ont été engagés au sein de leur entreprise formatrice. Soit qu’ils ont été débauchés par d’autres, françaises ou étrangères, qui ont souhaité s’attacher leurs services. C’est là, toujours, un sujet de satisfaction et de fierté pour nous.