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Pourquoi le V.I.E répond-il aux attentes de la génération Z ?

La génération Z est aux portes de l’entreprise. Ces enfants de la crise et de la révolution digitale cultivent un nouveau rapport au travail. Devenir Volontaire International en Entreprise peut leur offrir une porte d’entrée sur mesure vers l’international et sur le monde de l’entreprise. Il peut aussi les aider à prendre confiance en eux. 

Ils sortaient à peine de la petite enfance quand le dispositif V.I.E a été créé, en 2000. Aujourd’hui, ils se tiennent sur le seuil de l’entreprise, prêts à partir en mission à l’étranger. Les premiers représentants de la génération Z arrivent sur le marché du travail et suscitent bien des interrogations chez les recruteurs et les managers. Il est vrai qu’on les dit enfants gâtés, imprévisibles, réfractaires à toute hiérarchie… Collés à leur smartphone, ils promettent, paraît-il, de compliquer singulièrement l’équation managériale.

 

La gen Z : une génération si différente ?

 

Qui sont-ils en réalité ? Né après 1995, les ‘Z’ sont à la fois les enfants de la révolution digitale (digital natives) et de la postmodernité. Ils n’ont jamais connu le monde sans Internet et ont grandi entre chômage de masse et crises successives (économique, financière, environnementale). Ils sont ainsi porteurs d’une culture très pragmatique et d’un rapport au travail en rupture avec leurs prédécesseurs de la génération Y, encore très orientés diplômes, salaire et plan de carrière. Les ‘Z’, eux, seraient plus volatiles, davantage soucieux de leur équilibre de vie. Comment, dès lors, les séduire, les attirer dans l’entreprise ? Comment les gérer au quotidien ? Et comment les fidéliser ?

Pour Bénédicte Ravache, secrétaire générale de l’ANDRH, on en fait peut-être trop autour de ces nouveaux venus dans le monde de l’entreprise. « Bien sûr, nous devons adapter nos procédures aux attentes de ces jeunes hyperconnectés. Mais le véritable enjeu managérial dépasse cette seule génération. Il porte davantage sur la nécessité, pour l’entreprise, de gérer un spectre générationnel très large. Comment faire travailler ensemble des gens de tous âges, ayant des attentes et des représentations très différentes ? Là est la vrai question », tempère-t-elle.

Des contradictions à décrypter

« Les ‘Z’ ne sont que le symptôme des transformations de notre société », complète Elodie Gentina, enseignante et chercheuse à l’IESEG School of Management, qui sonde les évolutions de cette génération depuis une dizaine d’années. S’ils inquiètent tant, c’est parce qu’ils incarnent la nouveauté – on parle souvent de “génération Première fois” – et sont porteurs de profondes contradictions que l’entreprise doit s’attacher à décrypter. »

Biberonnés aux réseaux sociaux et à la technologie, les ‘Z’ n’en restent, par exemple, pas moins attachés aux valeurs humaines et sociales. Que ce soit dans le cadre d’un processus de recrutement ou dans leur quotidien professionnel, ils ont besoin de relations directes et d’échanges concrets car ils ne conçoivent le travail qu’en mode collaboratif. « L’équipe, l’ambiance de travail constituent pour eux le premier critère de choix d’une entreprise », souligne Elodie Gentina.

S’ils revendiquent une certaine autonomie et remettent en cause la conception traditionnelle de la hiérarchie, ils ne prétendent pas l’abolir. Davantage qu’un « chef », le manager doit, selon eux, se poser en coach, capable de les guider et de les accompagner avec empathie et bienveillance. Car l’une de leurs préoccupations premières est de progresser, de s’enrichir professionnellement au gré des missions qui leur sont confiées. La dimension « apprenante » de l’entreprise est d’ailleurs leur deuxième critère de choix.

 

Un vivier de talents prêts pour l’« expérience V.I.E »

Quant à l’avenir, ils l’envisagent à court terme. Dans un contexte de transformation profonde de l’économie, l’expérience acquise et le réseau constitué dans le cadre d’un projet limité dans le temps a beaucoup plus de valeur à leurs yeux qu’un improbable CDI. Aux entreprises de déployer suffisamment d’attention et d’agilité pour sonder leurs attentes et apprendre à les fidéliser au travers de nouvelles missions…
Et si le V.I.E était, justement, une clé pour capter ces futurs collaborateurs ? À y regarder de plus près, la compatibilité entre le dispositif et leurs aspirations paraît totale : des missions à durée déterminée, assorties d’objectifs clairs, des actions concrètes, menées de façon autonome, sur le terrain, à l’étranger, en lien avec un réseau d’acteurs locaux (partenaires, distributeurs…), des expériences humaines marquantes, teintées d’une forte dimension d’apprentissage… « Sans compter tout le sens qu’il y a, pour un jeune, à intégrer un programme permettant de participer au rayonnement de la France dans le monde », ajoute Michel Bauza, directeur du V.I.E chez Business France. Ils sont aujourd’hui près de 10 000 en poste dans le monde d’entier.

 

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Publication 14 mai 2018

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