06/05/2019

Cinq compétences indispensables pour demain

 

Le monde change et les organisations s’adaptent en permanence à ses transformations. En matière de recrutement, les attentes des entreprises suivent ces évolutions. Être spécialiste de son métier est assurément un atout, mais ce n’est plus suffisant. Les employeurs exigent également des compétences beaucoup plus larges.

 

Chaque année, l’Apec réalise une soixantaine d’études pour mettre en lumière les évolutions de l’emploi cadre. Sur la base de ces travaux, Viviane Deschamps, chargée d’étude au sein de la mission d’observatoire de l’Apec, identifie un certain nombre de facteurs qui influent directement sur la transformation des métiers cadres. Elle mentionne la mondialisation et la métropolisation (c’est-à-dire la concentration sur les grandes métropoles régionales) ; la transition énergétique ; la transition numérique ; l’inflation réglementaire ; et enfin l’innovation, entendue dans son sens le plus large (technologique, organisationnelle…)

 

Si ces changements ont présidé à l’émergence d’un grand nombre de nouveaux métiers, notamment dans les domaines de l’environnement et des technologies, ils influent également sur l’ensemble des emplois. Quel que soit son cœur de métier, un jeune se lançant sur le marché doit ainsi désormais s’attacher à développer des compétences transverses qui seront autant d’atouts dans son évolution professionnelle.

 

  • La maîtrise des outils digitaux : au-delà de la simple utilisation de ces outils, il est demandé aux cadres d’en tirer profit au maximum afin d’accroître leur performance. Ils doivent ainsi savoir rechercher les informations et les données statistiques, les traiter et les modéliser. Le digital touche par ailleurs à des nombreux enjeux : la transformation des usages, la relation client/fournisseur, l’entreprise agile…

 

  • L’approche pluridisciplinaire et multiculturelle : dans les entreprises, la gestion des projets est de plus en plus complexe et collaborative. Elle exige de pouvoir fédérer des équipes à la fois pluridisciplinaires et de plus en plus souvent multiculturelles, mondialisation oblige.

 

  • La capacité à communiquer : la dimension collaborative des projets suppose de savoir communiquer et de se faire comprendre, au-delà de sa discipline et de sa culture d’origine. Cela passe aussi bien par la capacité à s’exprimer et à argumenter dans sa propre langue que par la maîtrise des langues étrangères et des outils de communication. Ces compétences sont par ailleurs indispensables pour développer ses réseaux, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise.

 

  • La connaissance de l’environnement technico-réglementaire : le droit n’est pas seulement l’affaire des juristes. L’enjeu est de connaître son environnement réglementaire, d’en suivre les évolutions, d’être capable d’en appréhender les impacts et d’être en mesure de poser les bonnes questions aux experts que l’on consulte.

 

  • Une vision systémique de l’entreprise : pour manager des projets de façon cohérente et pertinente, il est nécessaire de s’appuyer sur une bonne compréhension de la stratégie globale de l’entreprise, de ses enjeux commerciaux mais aussi d’enjeux externes relatifs, par exemple, à la RSE.