28/07/2020

Commerce international : les nouveaux ambassadeurs

Sur 110 pays, où la société exportatrice de vins Georges Duboeuf réalise plus de 75% de son chiffre d’affaire, le Canada représente un marché essentiel, qui se développe vite avec une évolution des règles et des tendances très dynamique. Il était donc fondamental d’avoir une présence sur place pour comprendre ces changements et aller chercher des relais de croissance. Une présence hors normes…

Laurent Gamonet,
Area Export Manager
pour Les Vins Georges Duboeuf

Laurent Gamonet, responsable commercial et lui-même ancien V.I.E, explique les apports du dispositif pour son entreprise, qui a déjà eu recours à une douzaine de volontaires depuis les années 2000. « Nous considérons les V.I.E comme des ressources uniques, qui travaillent au sein des équipes de nos agents de représentation, sachant que nous n’avons pas de filiale et de cadre de la société qui les dirige sur place. Nos V.I.E doivent être capables d’endosser un rôle fondamental de représentation commerciale, mais aussi de mener une mission de terrain très stratégique, puisqu’ils représentent les yeux de la société sur des marchés à fort potentiel et permettent ainsi d’en avoir une vision beaucoup plus précise. S’agissant du Canada, nous avions besoin d’une expertise plus spécifique de l’Ontario, d’où la mise en place d’une V.I.E à Toronto ». Pour Laurent Gamonet, si les V.I.E ont un bel avenir dans son entreprise, c’est aussi parce que ces profils jeunes incarnent et véhiculent parfaitement les valeurs culturelles et régionales de convivialité, d’amitié, de partage, essentielles dans le commerce du vin, un produit de consommation à part. « La formule V.I.E est amenée à perdurer pour notre société, à nous de savoir l’adapter en termes d’attributions, de localisation… Nos futurs volontaires pourraient avoir à gérer une zone et des budgets encore plus importants ».


« Être polyvalent et s'adapter au terrain, c'est le minimum pour un V.I.E ! » 

 

Manon Flores,
Brand Ambassador, 
Représentante
commerciale sur tout
l'Ontario.

« À vrai dire, je suis tombée sur l'offre par hasard... Elle proposait le poste que je convoitais depuis mes études en commercialisation internationale du vin et œnologie. Et il m'attendait là... Enfin presque, nous étions 600 sur le coup » nous dit Manon tout en humilité. « Ma fonction de brand ambassador, à la fois commerciale et marketing, consiste à redynamiser l’image de la marque et ses ventes auprès du réseau CHR (monopole d’importation provincial) et des particuliers sur l’Ontario. J’ai dû apprendre à découvrir un nouveau marché, une nouvelle culture de travail, animer des événements, former des équipes. Pas le choix… il fallait gagner en autonomie et me former à la prospection en plus du reste. Un poste très exigeant, qui a ajouté une réelle polyvalence à mon cursus. Mon avenir… Quelques mois que j'y réfléchis. C'est flou, j'ai eu des propositions, mais rien n’est décidé pour le moment ». Et elle ajoute, mesurant à peine la portée de son discours : « des portes sont ouvertes un peu partout dans le monde ».